Le photocopieur imprimante est devenu un équipement central dans les bureaux, les PME et les services administratifs. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de faire des copies. Un modèle professionnel regroupe généralement l’impression, la numérisation et la copie, avec parfois le fax, le recto verso automatique, la connexion réseau, le scan vers e-mail ou encore l’accès au cloud.
Ce regroupement des fonctions répond à une logique simple : gagner du temps, économiser de l’espace et centraliser la gestion documentaire. Encore faut-il choisir une machine adaptée au rythme de travail, au nombre d’utilisateurs, au format des documents et au budget global, achat comme location.
Certaines structures ont besoin d’un appareil A4 compact pour une petite équipe, d’autres d’un modèle A3 avec grande capacité papier, options de finition et fonctions de sécurité avancées. Le bon choix repose moins sur la marque que sur l’usage réel.
Quelle est la différence entre un photocopieur et une imprimante multifonction ?
Dans les faits, la frontière entre les deux s’est largement réduite. Le photocopieur désignait historiquement une machine pensée d’abord pour la copie de documents. L’imprimante multifonction, de son côté, regroupait plusieurs usages, impression, scan, copie et parfois fax.
Aujourd’hui, le photocopieur est presque toujours un appareil multifonction. Dans un environnement professionnel, il sert à imprimer en noir et blanc ou en couleur, copier rapidement de gros volumes, numériser des documents vers différents supports et intégrer la machine au réseau de l’entreprise.
La différence se joue surtout sur le niveau d’usage :
- Imprimante multifonction classique : adaptée aux besoins légers à modérés, souvent en A4, avec un encombrement réduit
- Photocopieur imprimante professionnel : conçu pour un usage intensif, avec davantage de capacité papier, une meilleure cadence, des fonctions avancées de numérisation et parfois des options de finition
Autrement dit, pour une entreprise, parler de photocopieur imprimante revient souvent à parler d’une solution tout-en-un professionnelle, pensée pour plusieurs utilisateurs et des volumes soutenus.
Quel photocopieur imprimante choisir selon votre usage professionnel ?
Le bon matériel dépend d’abord du contexte de travail. Une TPE, un cabinet, une agence commerciale ou un service comptable n’ont ni les mêmes flux, ni les mêmes contraintes. Avant de comparer les modèles, il faut cadrer trois éléments, la taille du bureau, le nombre d’utilisateurs et le volume mensuel d’impression et de copie.
Quel photocopieur imprimante choisir pour un bureau de petite taille ?
Pour un petit bureau, un cabinet indépendant ou un bureau à domicile, l’objectif est souvent de trouver une machine compacte, fiable et simple à partager. Un modèle A4 multifonction suffit généralement si les documents produits restent standards, courriers, devis, factures, contrats, comptes rendus.
Dans ce cas, les critères prioritaires sont souvent les suivants :
- format A4
- connexion réseau ou Wi-Fi intégrée
- impression recto verso automatique
- scanner avec chargeur automatique de documents
- compatibilité mobile, AirPrint, Mopria ou Chromebook selon l’environnement
- coût d’exploitation raisonnable
Les premiers prix grand public existent, par exemple des multifonctions jet d’encre comme l’Epson XP-2200 affichée à 49,90 € sur Cdiscount, mais ce type de modèle vise surtout un usage léger. Pour une petite activité professionnelle régulière, un appareil orienté bureau reste plus cohérent qu’une simple imprimante domestique.
Adapter le choix à la taille de l’entreprise et au nombre d’utilisateurs
Plus l’entreprise grandit, plus la machine doit absorber des usages variés, documents RH, contrats, présentations commerciales, rapports, scans comptables, archivage numérique. Une petite équipe de 3 à 5 personnes peut fonctionner avec un multifonction A4 performant. À partir d’un groupe de travail plus large, il devient utile de passer sur un photocopieur imprimante réseau avec :
- plusieurs bacs papier
- des droits d’accès par utilisateur
- un écran tactile pour des workflows rapides
- des fonctions de scan vers dossier réseau, FTP/SMB ou cloud
- une sécurité renforcée, code, badge ou gestion par profils
Pour les sites multi-utilisateurs ou multi-sites, les fonctions de suivi et de maîtrise des coûts prennent aussi du poids. Certains constructeurs et revendeurs proposent des outils dédiés, comme les solutions de gestion de parc ou de contrôle des impressions.
Mesurer le volume mensuel d’impression et de copie avant d’acheter
Le volume mensuel reste l’un des critères les plus décisifs. Une machine sous-dimensionnée s’use plus vite, ralentit l’équipe et coûte souvent plus cher à long terme. À l’inverse, un appareil surdimensionné mobilise un budget inutile.
Pour estimer le bon niveau, il faut regarder :
- le nombre moyen d’impressions par semaine
- la part de copies par rapport aux impressions
- la proportion de couleur et de noir et blanc
- les périodes de pics d’activité
- le besoin de numérisation quotidienne
Un petit service peut se contenter d’un appareil autour de 20 à 25 pages par minute. Pour une PME avec un usage soutenu, les modèles laser professionnels autour de 40 ppm offrent une base plus solide. Sur le marché, les copieurs couleur vont généralement de 20 à 90 ppm, tandis que les modèles noir et blanc peuvent atteindre 25 à 105 ppm.
Photocopieur imprimante jet d’encre ou laser, que choisir ?
Les deux technologies ont leur place, mais pas pour les mêmes usages.
Le jet d’encre professionnel peut convenir à des volumes modérés, avec une bonne qualité couleur et un coût parfois ajusté selon la couverture de la page. On trouve des photocopieurs multifonctions jet d’encre capables d’atteindre environ 20 ppm.
Le laser à toner reste la référence dans beaucoup d’environnements professionnels. Il est plus courant sur les photocopieurs d’entreprise grâce à sa robustesse, sa cadence et sa meilleure aptitude aux gros volumes. Les modèles professionnels à toner laser tournent souvent autour de 40 ppm, avec une bonne régularité de production.

| Critère | Jet d’encre professionnel | Laser professionnel |
|---|---|---|
| Volume conseillé | Faible à moyen | Moyen à élevé |
| Vitesse courante | Autour de 20 ppm | Autour de 40 ppm |
| Usage type | Petit bureau, usage couleur modéré | PME, services administratifs, gros volumes |
| Coût global | Intéressant sur certains profils | Souvent plus rentable sur usage intensif |
| Robustesse | Variable selon les gammes | Très adaptée au travail continu |
Le choix dépend aussi de la nature des documents. Pour de la communication visuelle, des graphiques ou des supports commerciaux, la couleur devient rapidement indispensable. Pour de très gros volumes de documents internes, un photocopieur noir et blanc garde une vraie pertinence économique.
Dans beaucoup de petites structures, un seul photocopieur couleur professionnel est plus logique qu’un duo composé d’une imprimante couleur et d’un copieur noir et blanc séparé.
Faut-il privilégier un modèle A4 ou A3 ?
Le format A4 suffit pour une grande partie des besoins de bureau. Il convient aux factures, courriers, contrats, documents administratifs et impressions courantes. Un photocopieur imprimante A4 sera souvent plus compact, plus accessible en prix et plus facile à intégrer dans un petit espace.
Le format A3 devient utile dès qu’il faut produire des plans, tableaux larges, affichages internes, documents marketing, présentations ou supports avec mise en page plus visuelle. Beaucoup de modèles A3 gèrent aussi l’A4 sans difficulté, ce qui apporte plus de souplesse.
Certains équipements vont même plus loin dans les formats pris en charge. Un modèle Toshiba e-STUDIO cité dans les références disponibles accepte notamment l’A4, l’A5, le B5, le B6, Letter, Legal, Folio, Statement, Oficio, Executive et des tailles personnalisées.
Le bon arbitrage repose donc sur la fréquence réelle des impressions grand format. Si l’A3 reste exceptionnel, mieux vaut parfois externaliser ces impressions. Si ce besoin revient chaque semaine, un modèle A3 + A4 devient vite rentable en temps.

Quelles fonctions sont vraiment utiles dans un modèle professionnel ?
Toutes les options ne se valent pas. Certaines sont vite indispensables, d’autres ne servent qu’à des équipes très spécifiques. Le plus rentable consiste à sélectionner les fonctions qui réduisent les manipulations manuelles et fluidifient le traitement documentaire.
Scan, copie, fax et chargeur automatique de documents
La base d’un photocopieur imprimante professionnel, c’est le 4 en 1, impression, copie, scanner et parfois fax. Même si le fax est moins central qu’avant, il reste utilisé dans certains secteurs, notamment pour des échanges administratifs ou médicaux. Un appareil équipé évite de conserver une ligne et un équipement séparés.
Le chargeur automatique de documents change réellement le confort d’usage. Sur des contrats, dossiers RH ou liasses de factures, il fait gagner un temps net. Certains modèles intègrent un chargeur recto verso. Le Toshiba e-STUDIO mentionné dans les données disponibles peut accueillir jusqu’à 100 feuilles en alimentation automatique recto verso.
Recto verso automatique, gestion des bacs papier et gros volumes
Le recto verso automatique est devenu un standard utile, pour économiser du papier, accélérer les impressions et limiter les manipulations. Dans un cadre professionnel, c’est une fonction à considérer comme quasi indispensable.
La gestion des bacs papier prend de l’importance dès qu’il faut alterner plusieurs supports, papier ordinaire, recyclé, papier à en-tête, papier couleur, papier épais ou fort grammage. Un photocopieur capable de gérer plusieurs formats et plusieurs types de papier évite les changements permanents.
Sur les modèles plus avancés, la capacité papier peut devenir très confortable. Le Toshiba e-STUDIO cité plus haut atteint une capacité standard jusqu’à 2 320 feuilles, avec une cassette de 550 feuilles et une autre de 1 770 feuilles. Ce genre de réserve change la donne dans une PME qui imprime en continu.
Pour certaines équipes, les options de finition méritent aussi un vrai examen :
- agrafage
- tri
- assemblage
- perforation
- pliage
La perforation est pratique pour l’archivage en classeur. Le tri, l’assemblage et l’agrafage sont précieux quand plusieurs jeux de documents doivent sortir prêts à distribuer.
Scan vers email, dossier réseau, clé USB ou cloud
La numérisation a souvent plus d’impact sur la productivité que l’impression elle-même. Un bon photocopieur imprimante doit simplifier l’envoi des documents vers la bonne destination, sans étape inutile.
Les fonctions les plus utiles sont généralement :
- scan vers e-mail, pour transmettre rapidement un document
- scan vers fichier, pour l’archivage local
- scan vers clé USB, pratique pour un usage ponctuel
- scan vers FTP/SMB, utile pour les dossiers réseau
- scan TWAIN, pour l’intégration dans certains logiciels métier
- scan vers cloud, selon les plateformes compatibles
- OCR, pour convertir des documents numérisés en texte exploitable
Les modèles les plus récents ajoutent des applications cloud, des écrans tactiles de type tablette et, selon les marques, des flux documentaires avancés comme Xerox Workflow Central en option.
Quelle vitesse d’impression faut-il viser pour une PME ?
La vitesse s’exprime en pages par minute, ou ppm. Ce chiffre donne une bonne indication, mais il ne suffit pas à lui seul. Le temps de sortie de la première copie, la stabilité de la cadence et la capacité papier comptent aussi.
Pour une PME, voici une grille simple :
- Jusqu’à 20 ppm : petit bureau, usage modéré, peu d’utilisateurs
- 20 à 33 ppm : petite structure active, besoins réguliers en A4
- 35 à 45 ppm : bon niveau pour une PME avec plusieurs utilisateurs
- Au-delà de 50 ppm : services à gros volume, production documentaire soutenue
Quelques repères concrets issus des données disponibles :
- Xerox propose un modèle couleur A4 jusqu’à 33 ppm
- Xerox propose aussi des modèles noir et blanc A4 à 20 ppm et 21 ppm
- JulienPC annonce 23 ppm en couleur et 28 ppm en noir et blanc sur une référence professionnelle reconditionnée
- Le Toshiba e-STUDIO cité monte à 20 ppm en noir et blanc comme en couleur
Le temps de première copie est également parlant. Sur ce Toshiba e-STUDIO, il est annoncé à environ 7,7 secondes en noir et blanc et 10,1 secondes en couleur, avec un temps de préchauffage d’environ 25 secondes.
Pour la qualité, une base de 300 dpi suffit pour de la copie ou de l’impression monochrome courante. Pour la couleur, 600 dpi devient préférable. Le Toshiba e-STUDIO mentionné fonctionne en 600 x 600 dpi en impression, copie et numérisation.
Acheter ou louer un photocopieur imprimante ?
Cette décision influence directement le budget, la maintenance et la souplesse de renouvellement. Il n’existe pas une seule bonne réponse. Tout dépend de la visibilité financière, de la durée d’usage prévue et du niveau d’accompagnement attendu.
Comparer le coût d’achat, le coût de location et le coût à la page
L’achat peut devenir rentable à partir de 5 ans de possession. Il convient aux entreprises qui veulent immobiliser le matériel, garder la main sur leur parc et amortir la machine sur la durée.
La location attire beaucoup de professionnels, car elle lisse le budget et inclut souvent des services. D’après les informations disponibles, les contrats peuvent s’étaler de 12 à 72 mois. Les mensualités sont généralement déductibles des impôts, ce qui améliore la lisibilité budgétaire.
Le coût à la page reste un indicateur déterminant. Une machine peu chère à l’achat peut devenir coûteuse si le toner, la maintenance ou les pannes se multiplient. À l’inverse, un appareil plus robuste et mieux suivi peut revenir moins cher sur la durée.
| Option | Avantages | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Achat | Rentable sur longue durée, matériel propriétaire, liberté de gestion | Investissement initial plus élevé, maintenance à organiser |
| Location | Budget mensuel lissé, maintenance et livraison souvent incluses, renouvellement facilité | Engagement contractuel, conditions de préavis à vérifier |
| Reconditionné | Prix réduit, bon compromis pour un budget serré | Vérifier l’état, la garantie et le service après-vente |
Quelques repères de prix observés dans les sources fournies :
- Xerox affiche un modèle à 392,05 € en prix revendeur estimé hors frais de port
- JulienPC propose un photocopieur professionnel reconditionné à 1 499,00 € au lieu de 2 599,00 €, soit 1 798,80 € TTC
- Cdiscount référence aussi des produits beaucoup plus grand public, de 49,90 € à 119,95 € sur certaines imprimantes
Comparer ces montants sans regarder le cycle de vie complet n’a pas beaucoup de sens. Ce qui compte, c’est le couple prix d’accès + coût d’usage.
Anticiper la maintenance, l’installation et le service après-vente
Un photocopieur imprimante professionnel doit rester disponible. L’arrêt d’une machine unique partagée par toute une équipe peut vite perturber la production. C’est pourquoi la qualité du service associé pèse presque autant que la fiche technique.
Plusieurs acteurs mettent en avant des prestations utiles :
- devis gratuit
- configuration sur mesure
- installation et connexion offertes
- maintenance sur mesure
- dépannage national
- livraison gratuite selon la zone ou le montant
TEEMIO, par exemple, communique sur l’installation et la connexion offertes, la maintenance sur mesure, la livraison gratuite en France métropolitaine et le dépannage dans toute la France. Matériel Informatique met en avant la configuration sur mesure et la livraison rapide. Office Depot annonce une livraison rapide gratuite dès 99 € HT ou le retrait en magasin.
Avant de signer, il faut vérifier :
- les délais d’intervention en cas de panne
- la disponibilité des consommables
- les conditions de remplacement
- la prise en charge de l’installation réseau
- la formation minimale des utilisateurs
- les outils de suivi de parc et de consommation
Peut-on louer un photocopieur imprimante pour une courte durée ?
Oui, dans certains cas, mais les offres courtes sont moins répandues que les contrats classiques. Les formules standards s’étendent souvent sur 12 à 72 mois. Pour un besoin ponctuel, ouverture de site, projet temporaire, chantier administratif, événement professionnel, il faut demander une offre spécifique.
Le point à examiner de près reste le préavis. Certaines offres précisent qu’en cas de préavis non respecté, le contrat peut être renouvelé pour un an. Ce détail change fortement le coût final d’une location.
Pour une courte durée, trois pistes sont souvent pertinentes :
- négocier une location temporaire avec un revendeur local
- opter pour un matériel reconditionné si l’usage reste limité dans le temps
- choisir un contrat souple avec maintenance incluse et volume ajustable
Le meilleur choix ne dépend pas seulement du prix mensuel, mais de la capacité du prestataire à livrer, installer et reprendre l’équipement sans friction.
Un photocopieur imprimante bien choisi améliore la circulation des documents, réduit les manipulations inutiles et apporte une vraie stabilité au quotidien. Pour éviter une erreur coûteuse, le plus utile consiste à partir des usages concrets, nombre d’utilisateurs, volume mensuel, besoins en couleur, format A4 ou A3, sécurité, scan documentaire et coût global sur plusieurs années. Une entreprise qui fait cet exercice en amont sélectionne plus facilement une machine durable, qu’elle soit achetée, louée ou reconditionnée.